S’expatrier au Canada en famille, c’est parti!

L’idée de partir s’expatrier au Canada en famille ne date pas d’hier… Il y a 6 ans, je suis partie, au tout début de notre relation, vivre de l’autre côte de l’Atlantique. Non loin du Canada.  Enfin tout est relatif, mais à peine 7h de route, sur un continent aussi grand, cela se classifie en “non loin” dans mon organisation géographique. Bref. J’ai donc eu la chance et l’opportunité de passer 6 mois à New York en plein coeur de Manhattan. Un rêve pour moi quand je repense à cette période.

 

Le coup de coeur a été énorme. Petite fille de la campagne, j’ai passé mon enfance dans des villages dignent de ce nom. La population n’a jamais dépassé les 600 habitants. Je partais vivre dans une des villes les plus mythiques au monde. Impossible de savoir pourquoi j’ai choisi ( – et je me suis obstinée – ) à partir dans cet état, mais cela a été un coup de foudre immédiat! Cette ville est d’une énergie sans égale. Très loin de l’aspect écologique qui me tient pourtant de plus en plus à coeur, mais elle a su exercé sur moi tous ses charmes…Mais je ne suis pas sortie indemne de cette période qui me laisse nostalgique.

La prise de conscience

Presque six longues années se sont écoulés depuis mon retour en France. Notre belle campagne, certes que j’adore, n’aura pas su combler ce manque. Le manque de l’aventure, des rencontres, des expériences. La richesse de parler à dix personnes de nationalités différentes lors d’une même soirée, de se sentir vivante tout simplement.

Sauf que. Car oui il y a un “sauf que”. Mon mari, mon amour, mon conjoint. Cet homme ô combien formidable, mais qui n’a pas, de base dans son patrimoine génétique, cette folie pour l’aventure! Au fond de lui, je sais qu’il l’apprécie mon esprit bougeotte. Mais bien qu’il soit très enthousiasme à beaucoup de mes idées de voyage, se lancer, c’est une autre histoire! Et encore plus avec nos deux enfants miniatures!

Le Canada, nous en parlons réellement depuis mon retour en France. Les USA sont une destination qui nous aurait plu, toutefois, immigrer dans notre contexte, je veux dire sans diplôme de renom rend les choses plus délicates. Le Canada, s’est un combiné de tous se que l’on apprécie. Le froid, les paysages, les grandes villes nord-américaines, l’esprit cosmopolites. Et surtout, très important, nous y reviendrons sûrement plus tard dans un article, la barrière de la langue bien plus gérable quand on ne parle pas plus de 10 mots anglais!

Cette destination, nous l’avons longtemps rêvé. La télévision, les réseaux, Instagram, n’auront en rien changé notre envie de partir pour cette destination. Il fallait simplement se lancer…

1 ère étape, poser les options qui s’offraient à nous

 

Je travaillais à mon compte depuis 5 ans en tant que wedding-planner et Anthony dans l’industrie. Nous nous étions promis, fin 2018, après avoir pris la lourde décision de stopper mon activité, que 2019 serait l’année du changement…Le trop plein. Les deux dernières années avaient été psychologiquement très dures après avoir vécu des expériences douloureuses au sein de notre foyer. À l’aube de nos trente ans, nous avions besoin d’un vrai projet pour se reconstruire. Celui qui nous sortirait de notre routine et qui nous permettrait d’aller de l’avant avec beaucoup d’enthousiasme.

Le Canada s’est imposé très rapidement dans nos choix. De part ce besoin de changement qui devenait de plus en plus oppressant, mais aussi car un de nos couples amis, chers à notre coeur, partaient s’installer sur Montréal. Raison de plus de franchir le cap…

Nous avons mis quelques mois à réfléchir aux différents choix qui “s’offraient” à nous. Après de longues, très longues heures de réflexion, nous étions toujours indécis…Fin Juin 2019, après avoir déposé mon amie à l’aéroport, sur un coup de tête, j’ai tenté de nous inscrire sur le bassin qui était encore ouvert, pour prétendre au PVT. Le fameux PVT, ( ou Permis-Vacances-Travail de son vrai nom).

Petite histoire rapide et brève. Le PVT est un permis de vacances travail offert aux citoyens étrangers, via une loterie annuelle. Les inscriptions se font à partir de l’automne de l’année précédente, sur le site ( et uniquement sur ce site) Canada.ca. Chaque année, un quota de place est défini par nationalité. Nous français, avons la chance inouïe d’être privilégié de part notre langue maternelle. Sur l’année 2019 , 15 050 places ont été vacantes pour les plus chanceux… Si cela vous intéresse, le site  Pvtistes.net est une mine d’or pour obtenir des informations. À savoir que ce visa ne concerne pas uniquement le Canada, mais aussi l’Australie, l’Argentine, le Japon, la Nouvelle-Zélande, etc.

 

Revenons donc à nos moutons… Anthony et moi étions donc inscrit dans le bassin début Juillet, les enfants peuvent nous accompagner, mais sous un autre statut, donc pas d’inscription pour eux. La particularité du PVT, s’est qu’il est nominatif, donc si l’un était tiré au sort, l’autre ne part pas “automatiquement”, même en étant marié. Enfin, s’est aussi une clause qui peut se “contourner”, grâce au statut de “conjoint de fait”. Celui-ci donne le droit de travailler sur le territoire, sans visa, mais sous des règles très strictes liés au PVT de l’autre conjoint.

2 ème étape, les inscriptions pour l’obtention des PVT

Nous étions d’accord de nous inscrire, quoi qu’il en soit, à l’automne 2019, pour le bassin de 2020, donc s’était juste avancer projet de quelques mois, sans vraiment y croire, au vu des faibles quantités de places restantes en Juillet ( moins de 500 ), et aviser en fonction de notre chance!

Et c’est ce que nous avons fait! Contre toute attente, j’ai reçu le fameux mail, le 30 Juillet 2019. Celui qui te laisse penser que ta vie peut basculer simplement grâce à cette invitation tant désiré. Une invitation a envoyer ta demande de permis vacances-travail pour validation. Quelques semaines plus tard, quelques empreintes et dossier à remplir, nous avions une partie de notre rêve dans les mains. Le 23 Août 2019, je recevais ma lettre officielle à présenter à l’immigration à mon arrivée sur le territoire canadien pour obtenir mon visa, valable 2 ans.

 

3 ème étape, partir ou rester?

 

La rentrée fût très mouvementée… Remplie de doutes, de remises en questions, d’évaluation. Il nous aura fallut près de 2 mois pour enfin être d’accord, et serein sur notre décision finale. Mettre de côté, enfin repousser ce projet qui nous tient tant à coeur de travailler ensemble pour réaliser un de nos rêves, et prendre cette chance qui nous a été offerte!

Alors, nous pouvons enfin le dire officiellement, Montréal, on arrive!

4 ème étape, redescendre et s’activer!

Nous sommes dans une petite bulle depuis que nous avons enfin pris notre décision. Nous étions très enthousiasme sur nos deux projets, dont le Canada, qui impactaient tous les deux un changement de vie. Savoir où l’on sera dans 8 mois était devenu vital, surtout pour moi, car organiser étant mon second prénom, quand tu ne sais pas ce que tu vas faire de ta vie, tout devient compliqué!

Nous l’avons annoncé à nos proches, reste maintenant à préparer ce départ…

 

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